
Un marin-pompier instructeur embarqué à bord du BPC TONNERRE
Retour sur un tour du monde riche d’enseignements…
Intitulée « mission Jeanne d’Arc », en hommage au croiseur porte-hélicoptères français désarmé en mai 2010, qui servait de bâtiment école au profit des officiers-élèves de l’Ecole Navale, la mission se déroule aujourd’hui sur un des deux bâtiments de projection et de commandement français : le Tonnerre ou le Mistral. Un troisième « sistership», le Dixmude, est en construction.
Après avoir été habilité DDI (directeur de l’intervention, équivalent de commandant des opérations de secours (COS) à bord des bâtiments de la marine nationale) par le commandant du BPC Tonnerre, l’EV Mikaël Mourey a pris ses fonctions d’assistant sécurité au sein de la brigade sécurité du bâtiment et d’instructeur sécurité au profit des officiers-élèves. S’appuyant sur sa formation civile d’ingénieur en prévention des risques et sur sa formation militaire aux feux sur navire au Centre d’instruction navale de St Mandrier, il a bâti ses cours et ses travaux pratiques autour du guide sécurité de la marine nationale pour animer, pendant ce périple de 6 mois autour du monde, divers exercices et simulations. « Le rythme de travail était très soutenu. Nous ne dormions que quelques heures par nuit et durant les 7 mois de mission, je n'ai disposé que de peu de jours de repos, les weekend n'existant pas… mais quelle formidable expérience humaine et professionnelle », confie l’EV Mourey.
Durant le mois d’avril, l’équipage du BPC Tonnerre a participé à la mission Atalanta, mise en œuvre par l’Union européenne, dont le but est la lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden et le bassin Somalien. Et ce n’était pas un exercice !
Après repérage par l’hélicoptère des pirates dans les skiffs (frêles embarcations), les fusiliers marins les ont interceptés et ramenés à bord. « Quand le bâtiment est au poste de combat, tout le monde a un rôle particulier » explique l’EV Mourey. « Le mien au sein du PC sécurité était de veiller à la sauvegarde du bateau (avarie, incendie, voie d'eau, bombe, etc.). Nous avions également chacun un officier-élève sous notre responsabilité pour parfaire sa formation ».
Au CETIS depuis le 30 août, ce jeune officier bouillonne d’idées pour développer encore ce formidable outil. Avec son équipe très motivée, et sous l'égide du chef de la division entraînement, il travaille au développement des relations extérieures, mais aussi à l’optention de la norme ISO 9001 et l’agrément OPITO pour former le personnel travaillant dans le domaine off-shore en mer du Nord.
Améliorer la qualité de l'entraînement des marins-pompiers et dispenser l’expertise du BMPM au delà des frontières, telle est son ambition.