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Organisation opérationnelle

Le BMPM est scindé en deux groupements opérationnels (nord et sud), sous la direction d'un état-major central. La répartition des moyens opérationnels et du personnel sur le territoire marseillais a été planifiée en considération des risques identifiés sur cette zone. La pertinence de cette organisation géographique est régulièrement ré-évaluée en fonction de l'évolution démographique de la ville et selon l'étude de la topographie de l'activité. Ainsi en 2011, le BMPM a ouvert un  Centre d'Incendie et de Secours (CIS) à Château-Gombert et projette une nouvelle implantation du côté de la Valbarelle afin de pouvoir remplir au mieux ses missions dans ces zones en développement.

La couverture opérationnelle est dimensionnée pour répondre aux risques courants, afin d'intervenir dans les 10 minutes (choix opérationnel) pour les missions de prompt secours. Ainsi, chaque CIS doit permettre l’engagement des agrès de prompt secours adaptés au risque sur son secteur.

Deux agrès sont définis comme étant de prompt secours : un engin sanitaire (Véhicule Secours Aux Victimes) et un engin de lutte contre le feu urbain (Fourgon Incendie). Ils constituent l’armement de base de chaque CIS.

Pour répondre à ses missions, le Bataillon s’appuie sur :

  • 17 centres d’incendie et de secours (CIS) répartis en deux groupements opérationnels (nord et sud) ;
  • 1 centre technique, opérationnel 24h/24, garant de l’entretien des engins et de la mise en œuvre des moyens lourds (EO IT) ;
  • 1 centre médical, siège du SMUR BMPM et de la médecine d'unité (SMU) ;
  • L'état-major qui abrite le centre opérationnel d’incendie et de secours de la ville de Marseille (COSSIM), centre de réception des appels (18 et 112) et de coordination des opérations.

Le risque « feux de forêt » (15 juin – 15 septembre)

Au cours de la saison estivale, qui s’étend globalement du 15 juin au 15 septembre, le BMPM adopte un régime opérationnel spécifique, graduel selon l’indice de risque « feu de forêt » évalué quotidiennement notamment à l’aune des conditions météorologiques (vent et température).

La couverture opérationnelle courante (regroupant le secours à personne et la lutte contre les risques urbains) représente 230 marins-pompiers opérationnels, auxquels peuvent s’ajouter jusqu’à 150 marins-pompiers en renfort, dédiés spécifiquement à la lutte contre le feu de forêt en cas de risque majeur. Jusqu’à 380 marins-pompiers peuvent donc être mobilisés pour armer la couverture courante et le dispositif feu de forêt.

En fonction du régime adopté, des personnels et des engins sont pré positionnés afin d’assurer une présence permanente dans les massifs et permettre une plus grande réactivité d’intervention le cas échéant : ce sont les DIP (Détachement d’Intervention Préventif), regroupant 2 CCF (Camions Citerne Feu de forêt).

En cas de risque majeur, jusqu’à 43 CCF peuvent être armés et mis en œuvre, ainsi que les moyens du Détachement d’Intervention Héliporté, du Groupe de Protection des Populations et du Groupe d’Intervention Lourd.

Le BMPM peut également s’appuyer sur ses 2 Hélicoptères Bombardiers d’Eau (HBE), qui sont loués au cours de la période estivale et armés chacun par un pilote et un officier du BMPM. Ces deux HBE représentent un moyen efficace et rapide d’intervention initiale en matière de feu de végétation, le concept étant d’intervenir au plus vite sur tout feu naissant.

Vidéo : les hélicoptères bombardiers d'eau du Bataillon

Le risque « feu de navire »

Le BMPM est référent national pour la formation de niveau FDN5. Il a développé des compétences reconnues et dispose de son propre simulateur d'entraînement. L'ensemble du personnel marin-pompier est formé au feu de navire, en complément des modules feu urbain, secours à personnes et feu de forêt.

Pour répondre à ce risque, le BMPM dispose de personnels formés et de moyens spécialisés, répartis sur ses 2 casernes portuaires.

Le BMPM dispose notamment d'ARI à circuit fermé (BG4) qui permettent les investigations de longue durée.

Vidéo : exercice feu de navire

Rythme de travail adapté

Le rythme de travail du marin-pompier est basé sur une alternance entre l'opérationnel, le travail en caserne et le repos.

Le service est adapté aux risques saisonniers. Il existe donc deux régimes :

  • Du 15 juin au 15 septembre environ : régime « d'été ». Au cours de cette période, le risque « feu de forêt », qui s'ajoute au risque courant (feu urbain, accident de la route, intervention nautique), nécessite une mobilisation plus importante en personnel pour armer des moyens complémentaires. Cela implique donc un rythme de travail plus soutenu.
  • Du 15 septembre au 15 juin environ : régime « d'hiver ». Durant cette période, le risque feu de forêt est beaucoup plus faible.