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La lutte aérienne, les marins-pompiers au cœur du dispositif (Episode 4/4)

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La lutte aérienne, les marins-pompiers au cœur du dispositif (Episode 4/4)

Face à l’intensification des feux de forêts dans les Bouches-du-Rhône et plus largement dans le sud de la France, la lutte aérienne constitue un pilier essentiel du dispositif de sécurité civile.

Aux côtés des moyens nationaux (Canadair et Dash), le bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) met en œuvre des hélicoptères bombardiers d’eau (HBE), capables d’intervenir rapidement sur les feux naissants, de protéger des zones sensibles et d’appuyer les équipes au sol. L’organisation, la complémentarité et l’efficacité de ces moyens aériens permettent une réponse rapide et coordonnée pour étouffer les feux naissants, notamment dans les massifs périurbains marseillais.

 

Les HBE du BMPM : nom de code Morane

Le BMPM dispose de deux hélicoptères bombardiers d’eau (HBE), disponibles en permanence durant la saison feux de forêts et armés par un pilote et un cadre qualifié. « Morane 1 », mutualisé avec les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône, est positionné au camp militaire de Carpiagne. Cette mutualisation permet une optimisation des moyens (alternance du cadre marin-pompier et sapeur-pompier) et une lutte commune contre les feux de forêt dans le département.
« Morane 2 » est basé sur la DZ (drop zone ou zone de dépose) du centre d’intervention et de secours de La Bigue, dans le Grand Port Maritime. Il n’est armé que par des cadres du BMPM.

Agiles et polyvalents, les deux HBE sont en départ immédiat sur une plage d’alerte quotidienne, garantissant une intervention rapide et cruciale dans la lutte locale contre les feux avec :

  • le traitement immédiat des feux naissants en frange périurbaine ou dans les massifs ;
  • le sauvetage de personnes en difficulté ;
  • la protection de points sensibles (habitations, infrastructures) ;
  • le renseignement aérien (surveillance, reconnaissance).

 

Le saviez-vous ?

Depuis 2020, la flotte nationale de bombardiers d’eau est renforcée par des HBE lourds. Le Bataillon compte cinq officiers HBE‑L qui arment les appareils basés à Avignon et au Luc et renforcent également les HBE du BMPM.

Les super pouvoirs de ses Super Puma ?

  • Une capacité d’emport de 3 500 l dans un bambi bucket, contre 600 à 1 000 l embarqués en soute pour un HBE type Ecureuil ;
  • une caméra sous la cabine pour analyser l’efficacité des largages ;
  • une précision de frappe chirurgicale pour intervenir dans des zones très étroites (gorges du Verdon par exemple).

 

Les avions bombardiers d’eau : un renfort national indispensable

Les avions bombardiers d’eau sont engagés sur des feux de forêt importants pour intervenir en attaque massive ou en soutien des équipes au sol.

 

Une force de frappe aérienne sans équivalent :

Les Canadair : très maniables et adaptés aux reliefs méditerranéens, ils sont engagés en attaque initiale et en renfort massif et peuvent écoper en mer ou en lac 6 000 litres en 12 secondes.
Les Dash : très rapides, polyvalents (transport, surveillance, lutte aérienne), ils sont engagés pour des bombardements en retardant ou en eau avec une capacité de 10 000 litres.
A Marseille, ces appareils sont guidés sur les objectifs par des marins‑pompiers au sol, les officiers Aéro, garants de la sécurité des largages et de la coordination avec les équipes terrestres.

La lutte contre les feux de forêt repose sur une complémentarité essentielle entre les moyens terrestres et aériens. Les avions bombardiers d’eau assurent une puissance de frappe massive, tandis que les HBE du BMPM garantissent une intervention rapide, précise et polyvalente sur les feux naissants et les zones sensibles. Ainsi, le BMPM contribue pleinement à la protection des massifs marseillais et des populations, renforçant chaque été un dispositif aérien devenu indispensable face aux risques croissant d’incendie.