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La lutte sur le terrain : taper vite et fort (Episode 2/4)

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La lutte sur le terrain : taper vite et fort (Episode 2/4)

Au cours de la saison estivale, qui s’étend globalement de juin à septembre, le bataillon de marins-pompiers (BMP) adapte chaque jour son armement opérationnel.

Ainsi, le régime d’été compte six niveaux d’armements, de basique à exceptionnel, correspondant au niveau de risque « feu de forêts » induit par les conditions météorologiques.

Le feu de forêts s'ajoutant aux risques courants -feux urbains, accidents de la route, interventions nautiques, etc.-, le rythme de travail est plus soutenu et le personnel est mobilisé pour armer les moyens de lutte dédiés.

Le relief accidenté de la commune rend rapidement le feu inaccessible aux moyens de lutte terrestre. C’est pourquoi la méthode d’attaque rapide des feux naissants est privilégiée : il faut taper vite et fort ! Grâce à la veille du centre opérationnel des services d’incendie et de secours de Marseille, le COSSIM, qui analyse tous les départs de feu pour anticiper une montée en puissance du dispositif, finalement très peu d’incendies échappent au dispositif préventif mis en place par l’ensemble des partenaires. 

 

Une mobilisation maximale l’été

Au quotidien, Marseille compte 380 marins-pompiers mobilisés autour du secours à personnes et du risque urbain. L’été, 160 militaires supplémentaires sont réservés spécifiquement à la lutte contre le feu de forêt. Le Bataillon dispose d’une capacité de montée en puissance de plus de 150 marins-pompiers en réserve, dans un délai d’une heure, offrant une mobilisation totale de 690 personnes.
Le BMP est relié au réseau départemental de vigies et de patrouilles. Il compte sur trois vigies intramuros, armées par les scouts. Au COSSIM, un opérateur dédié coordonne les informations transmises par les vigies, les rondes et les caméras.

 

Des porteurs d’eau adaptés

Le bataillon est doté d’engins feux de forêts, tout terrain, conçus pour intervenir dans les massifs, sur les pistes DFCI (défense des forêts contre l’incendie).
Socle de la réponse opérationnelle en matière de feux de forêt, les camions citerne feux de forêts, CCF, contiennent entre 2 000 à 5 000 litres d’eau. Ils sont spécialement équipés pour garantir la sécurité du personnel : dispositif d’auto protection de la carrosserie et réserve d’air dédiée à la survie du personnel dans la cabine si l’engin se retrouve piégé par les flammes.

En conditions météo défavorables, des CCF sortent des casernes et sont prépositionnés en milieu naturel pour étouffer immédiatement les départs de feux. En cas de risque majeur, jusqu’à 47  CF peuvent être armés.

Quatre camions citerne feux de forêt type Super, les CCFS, complètent le dispositif de lutte. Avec leurs 8 roues dont 6 motrices, ils passent (presque) partout. Avec 13 000 litres d’eau dans leurs entrailles, leur mission principale est l’attaque directe et massive au canon qui peut porter jusqu’à 68 mètres à 2 000 litres/min. Ils assurent également la permanence de l’eau en garantissant un soutien et un appui hydraulique aux intervenants.

Sur les voies carrossables, les véhicules de secours urbains peuvent aussi être engagés pour traiter les feux de végétation à proximité des habitations.

En appui des actions terrestres, le bataillon dispose de moyens aériens pour une attaque massive.